top of page

Silences

Silences est un projet à la fois littéraire et chorégraphique, qui met en relation les figures masculines du poète Joë Bousquet et du chorégraphe Tatsumi Hijikata. Deux poètes de la sensation, de la chair et de l’obscurité, qui font l’expérience radicale de l’immobilité comme moteur de leur création, et dont l’œuvre est dominée par la présence du corps malade ou de la blessure.

Silences est un objet multiforme, mis en oeuvre à travers deux propositions scéniques complémentaires. Par des procédés différents, ces deux formats se développent autourd’axes de recherche communs : le corps empêché, voire morcelé et les mots comme danse. Ils’agit d’une exploration du perceptible, de l’imaginaire, plus que du visible.

Silences - des danses pour être lues à haute voix

Création chorégraphique en trio - 50 min

 

 

 

 

Silences est un trio de femmes. Mené par l’envie, en se confrontant à deux figures masculines, de se réapproprier au féminin la question de la puissance (dans la fragilité) et du corps de l’écriture. Silences est recherche du corps obscur au féminin.

Silences s’inscrit dans un dispositif immersif, pour engager un travail sur la perception. La danse n’est plus seulement à voir, mais à entendre, lire, percevoir, deviner, imaginer.

Baignant dès leur arrivée dans un dispositif sonore fait de murmures de mots et de poésie, ils partagent avec les danseurs l’expérience d’états de corps et de conscience modifiés. L’immobilité est dans ce temps suspendu, cet espace flottant que danseuses et spectateurs auront en partage. La danse s’y dérobe au regard, s’effaçant derrière des paravents, se glissant sous le sol de papier.

Création 2022

Conception et chorégraphie :

Laurence Pagès
 

Interprétation :

Solo : Laurence Pagès

Trio : Laurence Pagès, Sacha Steurer, Ana Rita Teodoro

Assistante à la chorégraphie :

Violeta Salvatierra
 

Création costumes : Laurence Alquier
Création sonore : Julien Valette
Création lumières : PP

Co-production : Centre Joë Bousquet - Carcassonne, Maison Julien Gracq (49), Arts Vivants 11.

DRAC, Région Occitanie, Département de l’Aude, Résidence de création en lycée Dispositif DRAC-Région,

Avec le soutien du Théâtre du Hangar et de La Bulle Bleue (34)


Pour recherche/Lecture performée : CND – Bourses d’Aide à la Recherche (2018 et 2020)

Pour les professionnels :

Dossier de présentation -Silences

Silences - Journal d'immobilité

Lecture performée en solo - Recherche-création - 50 min

Journal d’immobilité est un projet de recherche-création, qui prend la forme d’une lecture performée. Cet objet littéraire entrecroise deux textes aux statuts bien différents.

Il mêle le récit de ma recherche autour des liens que je tisse entre Bousquet et Hijikata, avec un journal d’immobilité, dont le protocole d’écriture consiste à décrire et nommer, jour après jour, ce qui surgit dans des temps longs d’immobilité. Ce journal est aussi une expérience qui me permet de me rapprocher par corps des expériences de vie de Bousquet et de certains partis-pris esthétiques d’Hijikata. Il porte l’ambition d’écrire « les danses du dedans », les danses invisibles, celles que l’on perçoit, que l’on ressent, ou que l’on imagine, mais qui ne donnent pas lieu à représentation.

Le texte de recherche est lu en direct, dans un format proche de la conférence. Les extraits du journal sont diffusés par bande-son, accompagnant différentes postures d’immobilité mises en scène dans un dialogue avec une corde. La corde dessine une dramaturgie de l’espace qui souligne à la fois mon lien avec le sujet, l’empêchement dans le mouvement, et qui peut aussi faire trace.

bottom of page